Numéro 26 - Couverture 1

Les chiens et nous – Couverture 1

144 pages de balades, croquettes, jeux, nonosses et autres woufs pour saisir la place de toutou dans notre société. Deux couvertures disponibles !

Les chiens et nous – Couverture 1
20 €
Édito

La France compte presque dix millions de chiens (chiffre qui a grimpé de 40 % depuis 2000), si bien qu’un quart des Français en ont un. D’accord, c’est moins que les 16,6 millions de chats (auxquels nous avons aussi dédié un numéro fin 2025), mais comme eux, ils ont conquis Internet, les réseaux sociaux et les cartes postales kitsch. Avec un petit truc en plus : domestiqués il y a au moins 15 000 ans (contre environ 10 000 ans pour minet), ils communiquent mieux et travaillent de concert avec les humains. De berger, de garde, de sauvetage, d’assistances diverses, de compagnie tout bonnement, les chiens sont omniprésents. Toutou partout, ennui nulle part.

Ces dernières années voient un emballement. Pas dans le nombre de chiens donc, mais dans l’importance qui leur est donnée. Le panier moyen qui leur est alloué augmente pour inclure des croquettes haut de gamme, des jeux divers, des toilettages ou des sorties avec un dog-sitter. Les plus gagas (et les plus riches) vont jusqu’au spa et à la balnéothérapie. Hélène Gateau, vétérinaire, journaliste et rédactrice en chef invitée de ce numéro, analyse dans son livre Pourquoi j’ai choisi d’avoir un chien (et pas un enfant) l’avènement d’une génération de dog parents, où les chiots se substituent aux marmots. Difficile d’affirmer pour l’instant que ce surplus de toutous répond à un manque d’enfants, mais les sociétés qui ont un peu d’avance sur le chemin de la dénatalité semblent le montrer. En Corée du Sud, 57 % des poussettes vendues en 2023 étaient destinées aux animaux de compagnie, contre 43 % pour les bébés, selon le Korea Times. Paradoxe de cette cynophilie ambiante : en France, le nombre d’abandons ne cesse d’augmenter.

Avec cette vague canine apparaissent toutes sortes de remous que ce magazine entend bien naviguer. On pourra donc lire, à travers le portrait de l’athlète de canicross Caroline Amancio, le développement de cette discipline éminemment féminine. Les illustrateurs Alice Des et Jochen Gerner dialoguent quant à eux de la représentation graphique du chien en Occident, et de la manière dont il s’est invité dans leurs traits. Cédric Sapin-Defour, auteur du best-seller Son odeur après la pluie, exprime sa vision de l’horizontalité entre chien et humain, loin de tout anthropomorphisme. Et l’on se penchera aussi sur l’éducation canine, la réception sociale du deuil d’un animal, la pratique du puppy play ou l’histoire millénaire des chiens de pouvoir — car la politique se mène parfois depuis la niche. Belle balade, non ?

Dialogue entre les illustrateurs Alice Des et Jochen Gerner

Entre truffes, lignes et touffes de poils, les illustrateurs Jochen Gerner et Alice Des refont le chemin qui les a menés à faire du chien une œuvre à part entière.

Cédric Sapin-Defour, le sens du poil

Pour l’auteur du best-seller Son odeur après la pluie, qui raconte une vie avec (et un deuil sans) feu son bouvier bernois Ubac, l’écriture est une manière de conjurer le drame et l’oubli, de faire perdurer la montagne après l’avoir quittée comme d’explorer l’animalité canine, qu’il envie souvent. Portrait.

En bout de course

À Hove, en Angleterre, les courses de lévriers opposent tradition britannique et défense des animaux. Cette pratique centenaire ne devrait pas faire de vieux os.

Who leads the dogs out ?

Pour un tarif oscillant entre 25 et 50 euros la balade, les promeneurs (ou dog-sitters) de la capitale embarquent votre toutou. Ils sont de plus en plus nombreux, mais la profession reste toutefois peu réglementée : il n’existe pas de diplôme officiel permettant de l’exercer. Les promeneurs apprennent donc souvent sur le tas, avec ou sans l’aide d’un collègue plus expérimenté, ou passent une formation à l’éducation canine.

Tous sont fous de chiens. Du moins, c’est le cas de Clémentine, Yann, Margaux, Dwel et Koffi, les cinq professionnels parisiens que le photographe Maxwell Aurélien James a rencontrés. Son travail, en entrant dans l’intimité du leur, ouvre une fenêtre sur leur vie et témoigne de la diversité de leurs profils. Portfolio.

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Collection Sphères
Les chiens et nous – Couverture 1
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