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César Marchal le

Who leads the dogs out ?

Le nombre de promeneurs de chien croît et le métier se professionnalise. Le photographe Maxwell Aurélien James en a suivi cinq dans l’intimité de leur travail.

C’est un métier récent, qui connaît ses premiers balbutiements dans les années 1980 en France, et se structure dans les années 2000. Aujourd’hui, pour un tarif oscillant entre 25 et 50 euros la balade, les promeneurs (ou dog-sitters) de la capitale embarquent votre toutou. Et ils sont de plus en plus nombreux. À tel point que dès 2014, pour limiter les accidents et les risques liés à la biodiversité, des mairies franciliennes ont limité par arrêté municipal le nombre de chiens par promeneur dans certaines forêts et certains parcs, et/ou restreint leurs accès aux sites.

La profession reste toutefois peu réglementée : il n’existe pas de diplôme officiel permettant de l’exercer. Les promeneurs apprennent donc souvent sur le tas, avec ou sans l’aide d’un collègue plus expérimenté, ou passent une formation à l’éducation canine. Ils conquièrent leur clientèle par le bouche-à-oreille ou les réseaux sociaux. Ils récupèrent les toutous (jusqu’à neuf à la fois) à un point de rendez-vous ou vont les chercher à domicile, en camionnette ou à vélo-cargo. Certains proposent une option garderie, d’autres non. Tous sont fous de chiens. Du moins, c’est le cas de Clémentine, Yann, Margaux, Dwel et Koffi, les cinq professionnels parisiens que le photographe Maxwell Aurélien James a rencontrés. Son travail, en entrant dans l’intimité du leur, ouvre une fenêtre sur leur vie et témoigne de la diversité de leurs profils.

L’homme présent sur la photo d’ouverture de cet article s’appelle Koffi. Aujourd’hui âgé de 51 ans, il vit dans le 2e arrondissement de Paris. Promeneur à temps partiel dès 1996, il a fondé en 2010 son entreprise Koffi Dogs, puis Alpha Dogs (qui faisait aussi pension) en 2016, avec deux associés. Il touchait alors de 2 000 à 3 500 euros selon les mois.

© Maxwell Aurélien James

Margaux, 29 ans, vit à Paris, après avoir grandi dans la campagne proche d’Amiens. Ingénieure en nutrition animale, elle débute en parallèle en septembre 2026 son activité de promeneuse à la pension The Canine Residency, à raison d’un jour par semaine. En début d’année 2026, Margaux a adopté un chien, mais le contact animal lui manquait toujours dans son boulot. Elle a donc suivi une formation de comportementaliste et éducatrice canine. Désormais, chaque jeudi, elle balade une dizaine de teckels. Pas sûr toutefois qu’elle en fasse son métier principal : elle est heureuse comme ça, mais inculquer à ces petits chiens parfois hargneux le sens du partage implique du bruit, de la salissure, de la fatigue, d’autant plus quand le froid de l’hiver approche. Elle verra bien.

© Maxwell Aurélien James

Dwel, 31 ans, vit dans le 4e arrondissement de Paris, a commencé à promener des chiens en 2019 et s’y est mise à plein temps en 2024, avec son entreprise Dwel Blue Dog (@dwel_blue_dog). Elle touche 2 000 à 3 000 euros par mois. Avant, elle a suivi un cursus « Théâtre, arts et médias », puis s’est lancée dans une formation d’assistante vétérinaire qu’elle a interrompue après une mauvaise expérience. Aujourd’hui, elle promène dix chiens par jour et en voit deux cents différents dans l’année. Elle-même possède trois chiens et deux chats adoptés en refuge, deux geckos, un python, des poissons et même des chevaux, en Normandie. Une vie loin des animaux lui est impensable.

Retrouvez l’intégralité de ce portfolio dans Sphères N°26 : les chiens et nous

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Les chiens et nous - Couverture 1
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Dans ce numéro